Des mouvements répétitifs avec sur-sollicitation de certaines zones
La danse implique des gestes techniques répétés : sauts, pivots, flexions, pointes… et cette répétition sollicite les mêmes tendons encore et encore, il y a alors une surcharge mécanique
Certaines disciplines (classique, contemporaine, hip-hop, jazz…) exigent beaucoup des tendons d’Achille, du genou, de la hanche, du poignet ou de l’épaule, voici des exemples de tendinites : Tendinite d’Achille (Cheville / molle), Tendinite rotulienne ou quadricipitale (Genou), Tendinopathie du moyen fessier ou psoas (Hanche), Tendinite de la coiffe des rotateurs (Épaule), Tendinite du tibial postérieur (Pied)
Une tendinite peut être provoquée par
- une technique ou une posture incorrecte, de mauvais appuis ou technique imparfaite (surcharge localisée) e.g. un mauvais alignement du genou peut fatiguer le tendon rotulien
- un manque d’échauffement ou de récupération : négliger l’échauffement ou les étirements favorise les blessures ; enchaîner les cours ou répétitions sans pause = tendinite assurée !
- un sol trop dur ou glissant, ou des chaussures inadaptées augmente les impacts
Comment prévenir les tendinites ?
Par un échauffement progressif avant chaque séance, des étirements adaptés après (et parfois entre les séances), du repos entre les entraînements intensifs, des chaussures bien adaptées, l’écoute de son corps (ne pas forcer si une douleur s’installe), corriger la technique avec un professeur ou un kiné du sport, renforcement musculaire ciblé pour soutenir les tendons sollicités
Mais avec une bonne préparation, il est possible danser longtemps sans douleur !
Si une tendinite s’est installée …
Une tendinopathie (étymologie : « tendino » = tendon et « pathie » = souffrance, maladie) est un terme général qui désigne toute atteinte d’un tendon : inflammation, dégénérescence, douleur ou lésion
Les différentes formes de tendinopathies
- Tendinite = Inflammation aiguë du tendon (douleur + chaleur, souvent soudaine)
- Tendinose = dégénérescence du tendon (usure chronique sans inflammation)
- Ténosynovite = inflammation de la gaine qui entoure le tendon
- Enthésopathie = atteinte au point d’insertion du tendon sur l’os
Pour identifier précisément le type de tendinopathie (tendinite, tendinose, ténosynovite ou enthésopathie) il faut examiner le tendon en profondeur — ce que la seule observation clinique ne permet pas toujours
Les examens les plus utiles pour poser un diagnostic précis
1) Le bilan clinique (examen par le médecin ou kiné)
Permet d’orienter vers un type de tendinopathie selon les symptômes suivants
- Douleur à l’insertion → enthésopathie
- Gonflement + crépitement → ténosynovite
- Douleur vive après effort → tendinite aiguë
- Douleur sourde, persistante → tendinose
Le bilan clinique seul ne suffit pas toujours, mais il guide les examens à faire
2) L’échographie (musculo-tendineuse)
C’est l’examen clé, de 1er choix, à prescrit en premier par le médecin
- Rapide, non invasif, indolore
- Permet de voir les tendons en mouvement
- Très efficace pour
- Inflammation → tendinite, ténosynovite
- Dégénérescence → tendinose
- Épaississement, ruptures partielles, dépôts calciques
- Inflammation de l’insertion → enthésopathie
3) L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)
Pour aller plus loin si l’échographie ne suffit pas
- Donne une vue très fine des tissus mous
- Très utile pour
- Les cas chroniques complexes
- Les enthésopathies profondes
- Les lésions plus graves ou associées (ex : bursite, fissure, etc.)
LE CAS DE LA TENDINITE
Une tendinite est une inflammation d’un tendon, c’est-à-dire de la structure fibreuse qui relie un muscle à un os. Elle peut provoquer douleur, raideur et gêne fonctionnelle, surtout lors du mouvement.
Un tendon est comme une corde solide faite de collagène, qui sert à transmettre la force du muscle vers l’os pour produire le mouvement.
Les symptômes de la tendinite
- Douleur localisée (souvent vive ou sourde)
- Sensibilité au toucher
- Gonflement ou chaleur parfois
- Douleur qui augmente avec l’effort
- Raideur au réveil ou après une longue inactivité
Les traitement (en général)
- Repos de la zone
- Glace (pour calmer l’inflammation)
- Cataplasmes d’argile verte sur la partie douloureuse
- Anti-inflammatoires (si besoin)
- Étirements, kiné
- Correction des gestes ou postures
- Parfois : ondes de choc
Une tendinite mal soignée peut évoluer en tendinopathie chronique…
Nota : on parle parfois à tort de tendinite, alors qu’il s’agit plutôt de tendinose (lésion sans inflammation)
Une tendinite au coude peut être
- un « tennis elbow » (épicondylite latérale)
- un « golfer’s elbow » (épitrochléite)
Conseils pour soulager une tendinite au coude
- Glace >>> 15–20 min, 3 à 4 fois par jour, surtout les premiers jours.
- Étirements et renforcement progressif
- Après la phase douloureuse aiguë : étirements doux des muscles de l’avant-bras (poing fermé, bras tendu, on tire la main vers soi)
- Exercices excentriques : soulever de petits poids avec des mouvements contrôlés
- Adapter les gestes
- Changer la façon de saisir ou de porter les objets
- Utiliser l’autre bras si possible
- Porter une coudière ou un bracelet anti-épicondylite
- À placer légèrement sous l’articulation du coude (Soulage en diminuant la tension sur le tendon)
- Kinésithérapie
- Le kiné peut faire des massages transverses profonds, des exercices ciblés, des ultrasons, voire des ondes de choc